Feuilleton sur l’exploitation des minerais par la société Xiang Jiang mining sarl, une entreprise chinoise à Basoko (PROVINCE DE LA TSHOPO, RD CONGO)
PROTECTION DES ZONES HUMIDES ET EXPLOITATION
DE MINERAIS
EN RD CONGO.
EN RD CONGO.
TENTATIVE
D’EXPLOITATION MINIÈRE PAR L’ENTREPRISE CHINOISE XIANG JIANG MINING SARL. SUR
LA RIVIÈRE ARUWINI (TERRITOIRE DE BASOKO, PROVINCE DE LA TSHOPO).
par
Prof. Dr EKELE M’BENGA (Président de Minorité Silencieuse, MS en sigle)
&
Prof. Dr MANGAMBU MOKOSO (Vice-Président de MS)
Dans notre société orientée vers la cupidité, l’arrogance, l’égoïsme, la frénésie d’accumulation des avoirs, l’éthique disparaît. L'éthique signifie le corps des valeurs morales (du bien et du juste) mises en place et acceptées par la conscience de l’acteur (ou groupe d’acteurs), et sur lesquelles chacun est censé ordonner son agir.
Synonyme ici de morale, l’éthique est la science du discernement de ce qui est bien à faire face à ce qu’il est mal (ou mauvais) de faire, parce que cela est considéré ainsi par la conscience de la société dans laquelle on vit et on le contemple. Il faut faire du bien, et éviter le mal : c’est la règle de la morale ou, selon le terme d’origine grecque, de l’éthique. Et la règle d’or, c’est-à-dire la règle de base et incontournable de la morale, est celle qui consiste à « ne jamais faire à autrui ce qu’on ne voudrait jamais subir soi-même ».
Par conséquent, les pratiques comme le meurtre, le non-respect d’autrui, le mensonge, la corruption, la concussion, la tromperie, la mystification, la roublardise, la perfidie, le vol en vendant nos biodiversités (les eaux et les forêts…), et autres pratiques qui font mal, et dont on ne souhaite jamais être victime, sont des actes moralement répréhensibles, et inacceptables.
C’est ainsi que la Minorité Silencieuse (MS en sigle), éveille la conscience morale en préparant la jeunesse à tenir une attitude convenable face aux douloureux dilemmes éthiques qu’ils ont ou auront à confronter dans leur vie de chaque jour, au présent ou dans le futur. C’est pousser et aider la jeunesse à défendre la dignité et les intérêts communautaires, à canaliser les aspirations légitimes de la base pour le développement de Basoko tout en respectant les valeurs morales dans la réussite des affaires, à se forger une éthique personnelle et/ou collective dans la conduite de leurs affaires lucratives, à savoir l’appliquer et la communiquer à la communauté pour la protéger.
Outre le feuilleton en cours sur la société chinoise appelée « FORESTIERE POUR LE DEVELOPPEMENT DU CONGO », en sigle FODECO, ce deuxième document feuilletonesque, ouvert par le Directoire de la « Minorité Silencieuse », en sigle MS, sur la « SOCIETE XIANG JIANG MINING SARL », essaie de résumer les éléments importants du dossier de la nouvelle société qui veut ou doit exploiter les minerais du territoire de BASOKO. Ce document est donc un article critique de MS qui sera publié régulièrement dans des médias en RDCongo et à l’étranger.Soucieux du développement du territoire de Basoko et conformément à ses objectifs poursuivis consignés et décris dans les dispositions de l’article 2 de ses statuts, il sied de rappelé que « la Minorité silencieuse », asbl, dans ses ambitions, poursuit les buts ci-après :
1. canaliser les aspirations légitimes de la base pour le développement de Basoko;
2. défendre la dignité et les intérêts communautaires de peuple mosoko au niveau international et national ainsi que tout celui qui a choisi Basoko comme son lieu de résidence et y habite en travaillant pour son épanouissement et émulation ;
3. réfléchir et informer sur toutes les questions d’ordre social, économique, culturel et politique touchant la vie du territoire de Basoko et sa population ;
4. promouvoir l’émergence de la jeunesse du territoire de Basoko, la stimuler à l’auto-prise en charge, à la scolarité et au patriotisme ;
5. lutter contre les anti-valeurs qui gangrènent encore le peuple mosoko, notamment l’ethnicité et clanisme ;
6. conscientiser la population à la protection de la nature (des forêts, des eaux, du sol et du sous-sol…) constituant ainsi les patrimoines communs du territoire de Basoko ;
7. promouvoir la culture du peuple mosoko dans sa biodiversité linguistique en particulier et du congolais en général.
La production de ce nouveau document obéit donc aux dispositions reprises aux points 3 et 6 de l’article 2 de ses statuts : « réfléchir et informer sur toutes les questions d’ordre social, économique, culturel et politique touchant la vie du territoire de Basoko et sa population » (point 3) et « conscientiser la population à la protection des forêts, des eaux, du sol et du sous-sol constituant ainsi les patrimoines communs du territoire de Basoko ».En effet, l’eau est essentielle à la vie sur notre planète. Un préalable du développement durable doit s’assurer que le cours d’eaux ne soient pas contaminés ni très envahi pour d’autres activités nocives. C’est la raison de l’existence de la condition d’eau douce en RDC. Il y a quelques mois une société chinoise a eu l’autorisation de l’exploitation de gisement minier dans la Province de la TSHOPO, territoire de BASOKO sur la rivière Aruwimi qui est un affluent du fleuve Congo.
Du point de vue de la nouvelle technologie minérale, les scientifiques affirment que l’exploitation minière affecte les bassins d’eau douce par l’utilisation d’eau pour le traitement du minerai et par la pollution faite lors de décharges d’effluent des mines.
De plus en plus de mines menacent les sources d’eau sur laquelle nous dépendons tous, pour cela l’eau a été surnommée « l’eau victime de l’exploitation minière ». L’exploitation minière est une activité qui affecte la flore, la faune, le sol et l’air. Ainsi le niveau de dégradation des éléments ci-haut cité est très élevé de ses éléments du fait d’une mauvaise gestion des eaux usagées et des déchets.
Beaucoup d’exploitations minières ont commencé l’extraction avec peu de souci pour l’environnement. Dans notre pays, nous avons plusieurs cas, par exemple dans l’ex province du Katanga (Haut-Katanga, Lualaba) une récente étude de la Banque Mondiale sur les mines de Cobalt et de Cuivre révèle d’énormes dégâts environnementaux qui nécessitent plusieurs centaines de millions de dollars américains pour leur répartition alors que cette exploitation n’a pas profité aux autochtones.
L’extraction naturelle, consomme beaucoup d’eau et peut polluer très sérieusement des cours d’eaux, notamment, la protection doit rester le but premier de la société ou si cela signifie une production minière réduite. L’adoption de ce bon comportement nous permettra de ne pas transformer la course à l’extraction minière en cauchemar de cours d’eau empoisonnés. Des changements dans les lois, les technologies et d’attitudes ont commencé à poser certaines menaces envers les mines mais il y a toujours des secteurs qui doivent être contrôlé.
Dans le souci de permettre la compréhension du dossier, le Bureau d’Etudes du Directoire de MS a tenté d’examiner ledit dossier axé sur les huit points suivants :
I. ÉLÉMENTS DU DOSSIER
II. ANALYSE DES ÉLÉMENTS DU DOSSIER
III. CONSTATS GÉNÉRAUX
IV. QUESTIONNEMENT
V. CONCLUSION PARTIELLE
Chacun de nous doit apprécier honnêtement ce dossier et lever une option judicieuse pour le développement de notre territoire Basoko. Comme dit Jérémie 3 :9 « Heureux ceux qui sont morts par l’épée, plutôt que de mourir de faim : privés des produits de la terre, ils se traînent et puis s’affaissent. » « Acquiers la sagesse plutôt que de l’or ; acquiers un jugement sûr au lieu de rechercher l’argent » à tout prix. Proverbes 16 :16. C’est non éthique.
La Minorité Silencieuse (MS, en sigle), constituée des élites du territoire de Basoko, ne peut participer à la mort certaine et programmée de nos frères et soeurs de la communauté par les capitalistes et leurs acolytes. Ne pas agir, c’est être complice et serait non assistance en personne en danger. Cette négligence est condamnable par le droit pénal congolais.
I. ÉLÉMENTS DU DOSSIER
Lorsque le Bureau d’études a été informé sur le dossier « SOCIETE XIANG JIANG MINING SARL », il
s’est documenté en réunissant quelques correspondances de ladite société (5).
Il recherche encore d’autres correspondances très importantes (3).
I.1 Correspondances
réunies : 05
Il s’agit de
correspondances ci-après :
1.
Récépissé n°001/2020 du 03 janvier 2020, signé par l’honorable Georges LOMALISA
MOONDE, le Ministre provincial des Mines, Energie, Hydrocarbures et relation
avec l’Assemblée provinciale ;
2.
Identification nationale du 09 juillet 2019, signée par Célestin TWITE YAMWEMBO,
le Secrétaire Général à l’Economie Nationale;
3.
Notification du Numéro impôt A 1912839C du 19 juillet 2019, signée par Eric
BULUNDWE KASAMBA, Directeur de l’Assiette fiscale du ministère des Finances ;
4. Statuts de la
Société XIANG JIANG MINING SARL, du 29 avril 2019, signés par YING JIANBIAO,
PAN FAMING, LI HAIBO, CHEN CHENG, ZHU TIEJUN et YIN JIAZHONG.
I.2 Correspondances non
réunies : 03
Il s’agit de
correspondances ci-après :
1.
N°CAM/CR/8262 du 29 novembre 2019 pour le Permis de recherche N°14764,
Exclusivité de 30 carrés, situés dans le territoire de BASOKO en Province
Orientale ;
2.
N°CAM/CR/8261 du 29 novembre 2019 pour le Permis de recherche N°14763,
Exclusivité de 20 carrés, situés dans le territoire de BASOKO en Province
Orientale ;
3.
N°CAM/CR/8260 du 29 novembre 2019 pour le Permis de recherche N°14765,
Exclusivité de 10 carrés, situés dans le territoire de BANALIA en Province
Orientale
4. Extrait de la carte
de retombe minière et coordonnées géographiques pour les 03 (trois) concessions
y compris les numéros du jugement sous RPNC 45.190iété.
II. ANALYSE DU DOSSIER
Ces éléments sont
classés en deux catégories, à savoir : les différentes dates d’émission des
documents juridiques et le contenu des statuts de la société.
II.1 Les dates
1.
Statuts : 29 avril 2019
2.
Identification nationale : 09 juillet 2019
3.
Notification N° Impôt : 19 juillet 2019
4. Récépissé : 03
janvier 2020
II.2 Le contenu de
statuts
Grosso modo, il sera
indiqué ici la raison sociale de la société, sa nature, sa durée, sa
personnalité juridique, son siège social, son objet, les associés, son capital
social, l’apport de chaque associé ainsi que l’administration de l’entreprise.
1. RAISON SOCIALE :
SOCIETE XIANG JIANG MINING
2. NATURE :
Société commerciale
3. DUREE DE LA SOCIETE :
99 ans
4. PERSONNALITE
JURIDIQUE : SARL (Société à responsabilité limitée)
5. SIEGE
OU ADRESSE : 15, Avenue du Commerce, Commune de la GOMBE
6. OBJET
SOCIAL (Article 2): Effectuer :
- la prospection, la recherche,
l’exploitation, l’extraction des minerais, vente, achat, productions des
minerais ;
- les examens géologiques,
géophysiques ou géochimiques, de forage, d’échantillonnage et d’essais sur des
substances minérales ;
- les tests
métallurgiques, les travaux de découverte.
7. ASSOCIES : préambule des statuts
N°
|
ASSOCIES
|
NATIONALITE
|
NAISSANCE
|
1
|
YING JIAMBIAO
|
Chinoise
|
Hunam, le 21 juin 1969
|
2
|
PAN FAMING
|
Idem
|
Hunam, le 17 mai 1975
|
3
|
LI HAIBO
|
Idem
|
Hunam, le 19 mai 1979
|
4
|
CHENCHENG
|
Idem
|
Hunam, le 17 octobre 1985
|
5
|
ZHU TIEJUN
|
Idem
|
Hunam, le 10 mai 1960
|
6
|
YIN JIANZHON
|
Idem
|
Hunam, le 10 octobre 1968
|
8. CAPITAL SOCIAL : Article 6 = équivalent en
francs congolais de 10 000$ divisés en 1000 parts.
N°
|
ASSOCIES
|
PARTS
|
NUMEROTEES
|
1
|
YING JIAMBIAO
|
340
|
1 à 340
|
2
|
PAN FAMING
|
250
|
341à 590
|
3
|
LI HAIBO
|
250
|
591 à 840
|
4
|
CHENCHENG
|
80
|
841 à 920
|
5
|
ZHU TIEJUN
|
50
|
921 à 970
|
6
|
YIN JIANZHON
|
30
|
971 à 1000
|
9. APPORTS : Article 7
N°
|
ASSOCIES
|
MONTANT DE L’APPORT EN NUMERAIRE (USD)
|
1
|
YING JIAMBIAO
|
3. 400
|
2
|
PAN FAMING
|
2. 500
|
3
|
LI HAIBO
|
2. 500
|
4
|
CHENCHENG
|
800
|
5
|
ZHU TIEJUN
|
500
|
6
|
YIN JIANZHON
|
300
|
TOTAL
|
10 000 $
|
30
|
10.
ADMINISTRATION (Article 12) :
1. la société est administrée à
tour de rôle par les associés.
2. YING
JIANBIAO est nommé gérant à partir de la date de l’immatriculation de la
Société au registre du commerce (09 juillet 2019).
III. CONSTATS
III.1 D’ordre général
III.1.1 Par rapport à
la société
1.
Les statuts de ladite entreprise sont NOTARIES par le ministère de la Justice
et Droits humains.
2.
La société est purement FAMILIALE et chinoise.
3.
Elle est exclusivement COMMERCIALE.
4.
DEUX PERMIS de recherche 14765 (20 carrés) et 14764 (30 carrés) à BASOKO,
contrairement à BANALIA avec un seul permis (10 carrés).
5.
Capital d’affaire : 10 000$.
6. Absence d’extrait de
la carte de retombe minière et coordonnées géographiques pour les 03 (trois)
concessions y compris les numéros du jugement sous RPNC 45.190iété.
III.1.2 Par rapport à
BASOKO
1.
Un comité d’accompagnement composé des ressortissant de Basoko monté à
Kisangani est déjà né pour appuyer cette entreprise afin d’exploiter l’or et le
diamant à Liambe. Cette organisation se nomme « Comité pour exploitation des
minerais de Basoko », en sigle COMIBA.
2.
Une équipe chinoise a déjà échangé avec les leaders de localité de Liambe.
3.
Aucune adresse indiquée en terme du bureau de représentation ni Basoko ni à
Kisangani de ladite société.
4.
Ses statuts ne donne aucune possibilité à la population locale riveraine de
bénéficier de l’exploitation des minerais extrais.
5.
La résistance des leaders locaux à Basoko centre ayant empêché le drag de
remonter la rivière Aruwimi pour le début d’exploitation.
6.
Une équipe de ressortissants de Basoko, résidant à Kisangani et en
collaboration avec ladite société chinoise, est descendue à Liambe et à Basoko
pour convaincre les leaders locaux d’autoriser la société à procéder à
l’exploitation des minerais. Il s’agit de Christian Mapele, Jean-Claude Bosila,
Esopa, Angembe, Michel Likakambula, madame Lili Kamaito.
7.
Une réunion restreinte de dix personnes a été convoquée le mercredi le 1er
avril 2020 à Kisangani par monsieur Stany Bilanga (Président
de l’Union pour le Développent de Basoko, UDB en sigle) et chargé de
communication du Gouverneur de la province pour élaborer un cahier de charges à
lieu et place de la communauté riveraine et sans son mandat.
8. Une liste de noms
des ressortissants de Basoko a été dressée pour procéder à les arrêter à
Kisangani.
III.1.3 Par rapport à
la Province
1. Les leaders locaux
ont été invités par son Excellence Monsieur le Gouverneur de la province à
travers un message phonique officiel N°77/CAB/PROGOU/LMM/OKP/TSHOPO/2020 du
27/03/2020 adressé à l’Administrateur du territoire. Ce message indique que : «
hus et informer que STOP toutes affaires cessantes personnes dont noms suivent
être invités à mon office au plutard ce mercredi 01/04/2020. Il s’agit de :
Représentant de la société civile, des jeunes, Chef de secteur
Bangelema/Mongandjo, Chef du groupement Likombe avec un notable, Chef de
village Liambe, Chef de secteur Bomenge, un exploitant artisanal Monsieur
Madaga, notable Stany Botima, Monsieur Kisbo, Monsieur Sedjora, notable
Baudouin Nama, Notable Gérard Afini, Monsieur Bosulu Ndombe (Droit de l’homme)
avec comme motif : faire lumière sur l’exploitation minière par la société
XIANG JIANG MINING.
2. Cette
invitation vient après qu’une mission clandestines de certains ressortissants à
Basoko pour persuader et convaincre les leaders locaux de permettre
l’exploitation minière sans préalables nécessaires. Cette mission a été soldée
par l’échec criant. Ceux qui ont échoué ont monté d’autres stratégies
d’intimidation par arrestation des leaders locaux. Les quelques ressortissants
ayant été invité au gouvernorat on leur a dit que le refus de l’exploitation de
minerais à Basoko entrainerait une rébellion à Basoko qui serait créée par les
américains et les chinois. Et les autres formes d’intimidation continue :
suspendre les chefs des secteurs, du village ; arrêter et mettre les leaders
locaux
III.2
D’ordre juridique
Il convient
d’examiner certaines dispositions de la loi minière répondant aux normes
édictées par la règlementation en vigueur en République Démocratique du Congo.
Article 33,
alinéa 2 du Code Minier stipule : « Dans ce cas le ministre réserve, par
Arrêté, les droits miniers sur le gisement à l’appel d’offre. Avant de réserver
des autorisations des carrières par l’appel d’offres, le ministre consulte le
ministre provincial des mines et la communauté locale concernée dans le cadre
d’une commission de consultation dont les modalités sont fixées par la voie
règlementaire. »
De l’analyse
de cette disposition, le législateur veut qu’avant toute autorisation à
l’entreprise retenue par l’appel d’offre, que le ministre provincial des mines
ainsi que la communauté locale pour des consultations préalables dans le seul
but de fixer à celle-ci le bien fondé de ladite exploitation. Mais pour le cas
sous examen, il s’avère que la communauté locale a été surprise de voir
l’entreprise se munir des drags pour exploitation sans le respect du préalable.
Article 52
du même Code stipule que « la durée du permis de recherche est de cinq ans
renouvelable une fois pour la même durée pour toutes les substances minérales
».
Il sied de
dire qu’une fois une entreprise d’exploitation minière ait obtenu un permis de
recherche, celui-ci lui permet de connaître la superficie de son carré minier
et les sortes des gisements qui s’y trouvent ainsi que la quantité des minerais
qu’on trouve dans cette superficie à exploiter. Ce permis de recherche a une
durée de cinq ans, une fois renouvelable, soit 10 ans pour permettre à
l’entreprise de se rendre compte de la qualité et quantité des minerais, ce
permis d’exploitation ne donne nullement un quelconque droit d’exploitation. Ce
droit ne sera effectif qu’après l’épuisement de toute la procédure de recherche
en lui octroyant cette fois le permis d’exploitation.
Cette
entreprise chinoise a été créée au mois de janvier 2020 ayant obtenu son permis
de recherche sans pourtant vider la procédure de recherche mais elle veut
passer directement à la récolte des minerais sur la rivière Aruwimi. Cette
façon d’agir viole les dispositions de la loi sur le droit minier.
Toutefois,
si cette société respecte la procédure en la matière et la communauté de Basoko
trouve son compte, car cette exploitation va booster le développement de cette
entité, ce que nous vivons est l’esprit mercantiliste de certains de la
communauté de Basoko qu’en connivence avec ces impérialistes pour recoloniser
Basoko à la satisfaction de leurs appétits gourmands.
Le régime juridique de la conservation de la nature n’est
pas suffisamment élaboré sur questions à propos desquels les acteurs sont
souvent en confrontation : les espaces susceptibles d’être l’étendue des droits
et obligations sur les ressources naturelles et le niveau de participation du
citoyen à la gestion desdites ressources. Cela pose d’entrée de jeu le problème
du défaut d’une loi organisant le cadre général de la conservation de la
nature.
Le droit
congolais de la conservation de nature trouve ses racines dans la législation
de la période coloniale. Aucune disposition constitutionnelle ne visait
expressément, à l’époque, la conservation de la nature. Elle pourrait toutefois
rentrer dans les missions générales des pouvoirs publics. L’article 5 de la loi
du 18 octobre 1908 sur le gouvernement du Congo Belge prévoit en effet, que «
le Gouverneur général veille à la conservation des populations indigènes et à la
l’amélioration de leurs conditions morales et matérielles d’existence (…) ». A
défaut d’une loi-cadre, il existe des textes spécifiques.
III.3
D’ordre environnemental
Malgré les
effets positifs et l’amélioration des opérations d’extraction des dernières années,
les risques pour l’environnement restent bien présents. Des impacts sont
occasionnés par plusieurs causes comme, notamment :
la sédimentation à cause de
routes mal construites et contamination de l’eau durant la construction d’une
mine ;
la pollution
de l’eau causée par l’exploitation minière peut prendre des décennies même des
siècles avant de se dépolluer après la fermeture de la mine.
Ces impacts
dépendent d’une variété des facteurs comme la sensibilité du terrain, la
composition des minéraux extraits, le type de technologie employé, les
habilités, la connaissance et l’engagement environnemental de la communauté et
la capacité de gérer et contrôler les règlements environnementaux. Un des
problèmes de l’exploitation minière est que la technologie grandissante permet
aux mines d’extraire des minéraux plus que jamais. Donc, les déchets miniers se
sont multipliés. Avec l’avancement des technologies, on s’attend à encore plus
des déchets soient produits dans l’avenir. Le minerai peut contenir d’or, du
cuivre ou d’autres substances minérales comme le charbon.
L’extraction
dans les fosses ouvertes dans l’eau implique la fouille avec beaucoup de roches
superflues (roches qui ne contiennent aucun minerai comme énuméré ci-dessous).
Pour extraire le minerai on va d’abord écraser la roche, creusage des puits
dans l’eau pour ensuite la traiter avec des produits chimiques qui va extraire…
Après
l’extraction, la roche superflue (qui contient des sulfures produisant de
l’acide), les métaux lourds et d’autres polluants sont entassés dans de grandes
étendues vastes. Cette roche superflue exposée, gravie est la cause de la
pollution par le métal et créent des difficultés de navigation, contamination
des faunes aquatiques…
L’exploitation
des minerais dans les lits des rivières prend plus de temps et est trop
couteuse que celle faite à un endroit sec. Cette exploitation nécessite une
main d’oeuvre importante qui à leur tour produit une pollution à tout le
niveau, par exemple :
-
érosion des sols ;
-
destruction du biotope de certaines espèces animales ;
-
destruction de l’habitat aquatique ;
-
la mort de certaines espèces comme le crabe, le mollusque
et les macros invertébrées ;
-
pollution sonore ;
-
rejet des déchets humains n’importe quel endroit car ne
possédant pas des toilettes…
L’exploitation sous le lit de la rivière a beaucoup
d’effets négatifs sur la biodiversité. Etant donné que les minerais pouvant des
lits des rivières sont les plus préférés grâce à sa bonne qualité, les
exploitant s’arrangent à délocaliser les eaux pour accéder aux minerais qui
logent dans ce dernier. Les creuseurs recourent au service des plongeurs pour
découvrir les endroits qui détiennent plus de potentialité minière. Les
plongeurs font à peu près une heure dans l’eau et de retour ils doivent amener
du sable qui servira d’échantillon. Après d’être rassuré qu’il y a des
minerais, les creuseurs s’arrangent d’avoir une main d’œuvre importante pour
déplacer les eaux du lit de la rivière.
Pour
déplacer les eaux d’une rivière, les creuseurs coupent des longs et gros arbres
qu’ils mettent dans la rivière sur une ligne distante de 3 à 5 m, si cette
exploitation aura lieu à 500m ou 1km, les arbres doivent être rangés et relié
par des cordes et dans les intervalle on y met des pierres et cailloux (exemple
de Banalia). Cette exploitation se déroule simultanément de celle de création
de passage forcé en détruisant les rives avec des marteaux, bêches, pioche pour
permettre à l’eau de passer et ne pas créer des dégâts aux exploitants.
Ainsi donc,
les conséquences négatives de cette exploitation entrainerait la destruction de
notre écosystème allant de Mongandjo via Liambe jusqu’à Basoko centre.
III.4 D’ordre
politique
Devant la
gravité et le caractère dangereux que comporte la maladie à coronavirus
(covid-19), Son Excellence Monsieur le Président de la République TSHISEKEDI
TSHILOMBO a proclamé l’état d’urgence, en tenant compte de la situation
sanitaire qui prévaut en ce moment dans notre pays en rapport avec la pandémie
à coronavirus.
Il y a lieu
de surseoir toute activité non liée à la production agro-industrielle pouvant
soutenir les actions du Chef de l’Etat de la République dans ses nobles
stratégies d’endiguer cette maladie dangereuse facilitant ainsi le confinement
des citoyens.
L’exploitation
minière de la société minière XIANG JIANG MINING, à ce moment, est non
seulement non sens et non humain mais aussi boycotte l’état d’urgence sanitaire
du Chef de l’Etat. C’est qui est vrai est que ce sont les grandes villes qui
sont souvent des milieux de prédilection de la contamination à cette maladie
mortelle.
Faire
déplacer les leaders locaux de leur milieu naturel non encore contaminé est une
imprudence. Il y a risque que ces leaders soient contaminés. En sus, il y a
aucune disposition d’encadrement pour que les invités du gouverneur voyagent
dans des conditions requises par absence de moyen de transport et la garantie
des subsides mis à leur disposition étant que des pères des familles.
IV.
QUESTIONNEMENT
De ce qui
précède, il y a lieu de se poser les questions de réflexion ci-après :
1. Pourquoi cet acharnement
d’exploiter les minerais à Basoko pendant ce temps d’urgence sanitaire proclamé
par le Chef de l’Etat et Président de la République alors que le pays est en
deuil ?
2. Comment une société
disposant d’un capital d’affaire de 10 000 $ peut se construire un drag d’un
montant de loin supérieur à sa mise ?
3. Quelles sont les
conséquences néfastes de tels types d’exploitation ?
4. Quelle est la part de la
communauté locale riveraine ?
5. Que gagnent certains
ressortissants en se faisant alliés des associés de cette société chinoise ?
6. Est-ce cette exploitation
des minerais impactera-t-il positivement le développement de Basoko ?
7. Ne peut-on pas aussi signer
un cahier de charges avec la population riveraine ?
8. Peut-on
faire foi aux documents dont dispose cette entreprise chinoise dans la mesure
ils ne sont pas signés par les personnes attitrées ?
La réponse à ce questionnement ouvrira bien sûr des
éléments de base de réflexion pour l’établissement d’un cahier de charges.
V. CONCLUSION PARTIELLE
Au regard de ce
questionnement, quelle conclusion faudra-t-il tirer ? En effet, certains
problèmes auraient pu être comme le déchargement de roches dans les cours d’eau
détruisant ainsi les barrages de poissons, la construction des routes
produisant de l’acide et la mauvaise gestion des déchets ont alors diminué
considérablement la qualité de l’eau. Sans normes, nous faisons face à une
diminution de l’esprit écologique.
Nous pouvons payer
maintenant ou plus tard. L’histoire nous a démontré qu’avec l’extraction le
coût pour le nettoyage est toujours plus cher que pour la prévention. Cette
société comprend le concept mais les lois ne sont pas là pour la société
inconsciente. La déréglementation favorisée par les sociétés réduirait la
responsabilité, la cohérence et la transparence en ce qui concerne l’eau
propre. Sans une règlementation efficace, des mesures volontaires n’assureront
pas une pratique fiable, cohérente et une amélioration des pratiques
environnementales.
Pour nos générations
actuelles et futures, nous devons sauvegarder la qualité de notre eau contre le
développement minier irresponsable. Nous devons nous assurer que de meilleures
stratégies de prévention dans des cas ou la pollution peuvent être évitées.
Nous devons aussi reconnaître que certains endroits ne devraient pas être
utilisés pour l’extraction car ils sont une sérieuse menace pour nos ressources
(comme l’eau).
Le prix que nous payons
tous les jours (la RDC, les gouverneurs, les notables,..) pour l’extraction de
minéraux est extrêmement élevé.
D’aucun ne peut
s’opposer à une exploitation minière qui doit apporter du développement au
milieu de son exploitation, néanmoins cette exploitation doit répondre à la
procédure édictée par le législateur, laquelle est inscrite dans le code minier.
POUR LE DIRECTOIRE
NATIONAL

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